
textes traduits des chansons de Nora At brahim
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AMOUR MATERNEL
Oh ! mon petit Pour qui j C Qu Lors même que je sois loin, Que ton image m Je me languis de toi Et mon mal est extrême Vas, ma mère, de tes youyous Ne l Saluts
d L Et
moi là, immobile, dans un profond abattement Oh
! mère, toi seule est mon soutien Si
pour moi ton amour est encore grand Cours
vite, le voir et offres lui tes soins L Que
tout le monde fût de la fête Lui
si petit ne saisit pas les choses Vas
le voir, ô ma mère, toi au moins Préserves-le
bien, car s Je
mourrais de chagrin ! Le
voilà acteur et sujet d D Ses
yeux brillaient d Il
cherchait mon visage Et
ruminait mon nom Oh
! Adultes inconscients Ne
savez-vous pas Que
l Qu |
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Tant
d’humiliation pour la réduire Tant
de domination sans rien bâtir Tu
es la lune, j’en suis l’éclat Tout
l’été je brille, les nuits tu scintilles Si
le clair de lune luit, les brumes s’évanouissent Si
les brumes s’épaississent, la lumière fuit La
neige s’étale, le sentier se gel La
lune fuit, attend l’été Tout
l’hiver durant, ce gel-là demeure Il
détruit les arbres, dont les racines meurent Je
suis la fleur, tu es l’épine La
prairie est ma demeure, des talus du domines Ton
bras te fait roi, ma voix me fait reine Ton
arme est la force, la mienne est la science Si
tu es virilité, je suis dextérité Si
tu es coercition, je serais sans concession Si,
pour toi, dialogue a un sens, à la discorde je renonce Notre
vie nous la mènerons, nos cœurs battant à l’unisson Alors,
tu seras or et je serais argent Toi
et moi, nous serons le printemps |
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O
toi belle comme un bijou O
toi l’étoile dans les cieux Danses-nous,
tu danses si bien, Sont
contents et fières, les tiens Je
te campane à une broche en corail A
une lune entourée d’étoiles O
beauté sans égale Toutes
les filles, tu leurs fais rivale O
beauté sans équivoque De
toi je me languis tu me manques Tes
hommes aiment tes merveilles Pourtant
ils les laissent seules Fidèle,
sereine et face à la mer Nous
te vénérons et te chantons sur tous les airs |
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Mes
sœurs je puise de l Pour
étancher la soif qui nous calcine Au
risque de rencontrer un monstre Sur
le sentier hanté Paraît-il
que la source de la liberté Son
eau est bleue Je
me dirigerai toujours vers cette source Même
si les montagnes s J Qui,
alors, germeront et fleuriront Vous,
protégez moi lorsque les loups Me
poursuivront Bien
que le chemin soit long Dès
l Quand
les jambes seront gourdes Nous
ramperons sur la poitrine C Les
unes plantent, d Bien
que je sois à court de mots, Quant
à la femme martyre, Je
sens le poids de son fardeau A
toute échelle elle vit en lisière Elle
dort avec le chagrin De
ses larmes, elle creusa une rivière Quoique
les mots, seuls, n Assumons
tout sacrifice Puisque
notre union donnera naissance A
un nouvel édifice Allons-y,
toutes ave celle Remplir
toutes les jarres Si
nous la laissons aller seule Elle
risque de se faire dévorer Vers
le chemin de la liberté Elle
nous mène, on dit que L |
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Le
devoir communautaire Est
telle une toile de soie Que
maintes mains viennent à parfaire Sans
fatigue ni désarroi Que
dieu vous soutienne Fidèles
amis ! La
fatigue n’est pas vaine La
nature est fleurie O
dieu que, de toi, vienne la force Qu’elle
anime l’agriculteur Abreuver
bien les semences De
peur qu’elles meurent Que
dieu vous aide Courageux
laboureurs Vos
semences fécondes Nourriront
les demeures Votre
devoir, le voilà accompli Dieu
vous le rendra A
présent mon dévouement vous est acquis Pour
vous, je serais éternellement là ! Vite !
de vos doigts agiles Vite ! cueillez l’olive Encore
vite ! la nuit arrive Vite !
de vos doigts cueillez la plus belle Vite !
cette olive ensorcelle Encore
plus vite ! le jour dérive Vite !
remplissez les jarres Vite !
le jour s’efface le tonnerre gronde Encore
plus vite ! la nuit nous tombe |
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Il
t’a acheté une robe A
la naissance du fils Il
a oublié une chose De
vendre l’âne pour Qu’il
ne te la salisse Il
t’a acheté des chaussures Belles
et même cloutées Il
a oublié de te dire C’est
pour aller labourer Il
t’a acheté une robe D’un
tissu tout brillant Tu
te prenais pour reine et lui pour roi Dès
le lendemain elle partit en haillon Dans
la forêt où tu coupais le bois Il
t’a acheté du khôl Pour
te faire des yeux de charme Tes
yeux si beaux sans khôl Si
tu ne les lavais de tes larmes Mais
il t’a acheté un âne Pour
transporter tes charges Quant
à lui il se promène En
voiture, prend le large Il
t’a emmené en ville Et
tu habites très haut Il
t’a surtout conseillé De
garder les volets clos On
dit qu’il est libéral Il
l’emmène chez la cousine Toi
toujours sous ton voile Et
lui avec son bleu jean's Dans
ce Boeing vers Paris Il
faut croire au miracle Toi
grosse comme un clou Ta
robe te va comme un sac Tu
habites, enfin, Paris Les
études n’en parles pas Vaut
mieux rester dans ton lit Il
t’aime endormie, Fadma ! |
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Moi
la crédule Qui
vénère les charlatans Comme
une somnambule Pour
eux je vide ma maison De
leurs discours inutiles Me
donne la baraka en m’envoûtant Mère,
j’ai juré par dieu De
ne plus me fier aux charlatans Que
d’offrandes j’ai donné Des
galettes et bien des choses Pourtant
lorsque j’ai dû tendre la main Toutes
les portes m’ont été closes De
nos jours combien prêchent la discorde Et
bâtissent des châteaux de cartes Impénétrable
au savoir Ennemis
de l’aventure A
l’heure des miracles humains Ceux-là maudissent la science Cœur,
que faire de toi Toi,
qui espère l’impossible Toi,
qui implore femmes et hommes A
dire et prêcher le vrai Toi, enfin qui, de la bonté me couvre Toi,
le baume des cœurs Cœur,
que faire de toi Toi,
qui réclame le cher Qui
veut que tous les hommes Aient
l’âme pure Que
ceux qui remplissent les ‘djemââs’ Rejettent
la calomnie Sage
est celui qui s’occupe de soi Et
maudit ruses et pièges Chante
plutôt le créateur Assez
des hommes charlatans Nous
sommes tous ses créatures Nul
n’a fait, chez dieu, le siège |
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O
toi le rusé Au
bord du récif ta citrouille est perchée Elle
t’échappera et dégringolera Tu
la ramasseras toute brisée O
mère ! Ô mère chérie Une
personne de confiance m’a trahi Et
se rusé Est-il
conscient Qu’il
joue au vampire Et
profane sa maison ? De
la moisson des autres va se servir N’a-t-il
pas peur des dieux O
toi le jaloux Qui
clôt les portes du bonheur Les
gens te fuient On
te connaît pour ton leurre La
jalousie te rend malade et aliéné Dis-moi !
Qu’as tu gagné ? O
toi menteur d’où rapportes-tu les nouvelles Tu
as le génie de la diffamation Ta
langueur pendante et cruelle De
celui que tu n’aimes pas Tu
nous dis des énormités O
toi pseudo musulman En
toi je j’y crois point Jaloux,
menteur et médisant Comment
ton dieu est si différent Le
paradis te refusera Et
dieu te punira |
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Par
mon lait dont je t’ai nourri Par
tous ce que j’ai endurés Jusqu’à
faire de toi un lion Longues
et solitaires étaient mes nuits Pour
toi, que de peurs et palpitations Par ce lait que tu m’as donné O mère, ma mère Comment puis-je t’oublier ? Quand de toi, je languissais la voix En sanglot j’éclatais Tes berceuses me consolaient Pour
toi j’ai bravé la misère Meurtrie,
mais fière Mon
espoir s’épanouit Malgré
notre vie amère Et
longue que furent les nuits Ton
regard m’était lumière Mère tu m’as entouré Avec mon regard ton espoir
s’épanoui, Ta peine dans l’oubli Cette peine qui ravage Qui mutile ton visage Mais qui, pour moi, est éclat Quand
ton regard, sur moi, se pose J’en
saisis les choses Que
nos nuits viennent évoquer Je
t’ai abreuvé de mes seins Bercé
de mes mains Malheureux
qui en est sevré Ton regard maternel Est pour moi un appel A me blottir dans tes bras Ta poitrine m’était chaleur Tes câlins m’étaient douceurs De grand-mère tu tiens cela Dans
tes premiers balbutiements Tu
disais mon nom De
bonheur tu me comblais Tu
venais vers moi Le
soleil, sur moi, brillait Vers toi mes petites jambes
courraient Et de grandir j’étais pressé Pour qu’à ton image je réponde Aussi longue que soit cette vie Dans ce monde d’ici-bas Que ton sang dans mes veines répande
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